Mercredi 24 novembre 2010
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Au multi-accueil des Réhories, les assistantes maternelles organisent chaque semaine des activités
communes pour les enfants.
Les assistantes maternelles organisaient des portes ouvertes, ce week-end. Elles sont 340 sur
la communauté de communes de Dinan à exercer ce métier en pleine évolution.
Témoignages
Christine Massart, présidente de l'association d'assistants maternels (ADFAAM).
« La nourrice qui reste chez elle garder les enfants en faisant le ménage, c'est
obsolète ! Un enfant peut aujourd'hui être aussi bien socialisé chez une assistante maternelle que dans une crèche. Les 52 adhérentes à l'association sur la Communauté de Communes de Dinan
participent à un atelier par semaine au multi-accueil des Réhories, parfois avec des intervenants : musicien, psychomotricienne... Elles vont à des spectacles de théâtre, à la médiathèque, à
la ludothèque avec les enfants. »
Vanessa Hanadi, maman de Sana
2 ans
« J'attends d'une assistante maternelle qu'elle soit attentive à l'éveil de ma fille.
Mais le choix se fait surtout au feeling : on lui confie ce qu'on a de plus cher au monde ! Sylvie Vouay m'a plu à la fois pour son ouverture d'esprit ¯ elle fait plein d'activités avec
ma fille ¯ mais aussi pour sa rigidité sur les règles de vie : la politesse par exemple. Elle participe à l'éducation de l'enfant. Elle m'a rassurée. »
Alexandra Accoh, maman de Lucie, 2 ans et Aude
4 ans
« Guylaine Le Bail était la première sur la liste d'assistante maternelle que j'avais, je
suis allée la voir et le contact a été bon tout de suite. L'assistante maternelle c'est quelqu'un en qui on peut avoir confiance. C'est elle qui prend le relais de la famille. Il faut que
l'enfant s'y sente bien. Ce qui a changé par rapport aux nounous d'autrefois ? Probablement le fait que l'enfant est plus écouté aujourd'hui qu'avant. »
Christine le Dresseur, assistante maternelle à Taden
depuis 12 ans
« Je suis devenue assistante maternelle sur le tard, après un licenciement économique.
Avant j'avais été tricoteuse ou encore électricien ! Je ne regrette pas mon choix : je trouve qu'on n'a que les bons côtés : les sourires, les câlins des enfants au lieu d'un
patron qui fait la gueule ! Grâce à l'association, on fait plein d'activités avec les enfants qui se sociabilisent. Et le jour où on est malade on peut confier l'enfant à une collègue qui le
connaît déjà. La formation continue nous permet de se professionnaliser, cela rassure les parents. Les conférences avec des pédopsychiatres nous aident aussi à conseiller des parents inquiets,
surtout quand ils nous confient leur premier enfant. »
Recueillis par Fabienne RICHARD.
Ouest-France