A.D.F.A.A.M.22


Article du Télégramme - 4 mai 2009 -
"D'ici à 2012, nous créerons plus de 100 000 offres d'accueil du jeune enfant chez les assistantes maternelles", a déclaré récemment la Secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano. Mais cette
ambition risque de se heurter à une pénurie prochaine de "nounous", un métier peu valorisé et au profil vieillissant.
700 000 enfants gardés
Le recours aux assistantes maternelles est le mode de garde le plus répandu en France. On compte environ 290 000 assistantes maternelles indépendantes dans l'hexagone et près de 380 000 sont
agréées. Leur moyenne d'âge se situait à 45 ans et demi en 2005 (contre 44 en 2000) et 19 % avaient plus de 55 ans (contre 12 % en 2000). Elles gardent environ 700 000 enfants de moins de 6
ans.
Afin d'augmenter les capacités d'accueil, les pouvoirs publics comptent jouer sur plusieurs paramètres : délivrer 45 000 nouveaux agréments et faire passer de trois à quatre le nombre maximum
d'enfants que peut garder une assistante maternelle.
Nombreux départs à la retraite
Mais, selon la dernière enquête de Pôle emploi et du Crédoc, les "nounous" figurent parmi les profils les plus difficiles à recruter, et ce malgré la crise. Et la situation devrait empirer dans
les années qui viennent, puisque "beaucoup vont partir à la retraite", souligne Marie-France Le Gouguec, présidente de l'union fédérative nationale des associations de familles d'accueil et
assistantes maternelles. 80 000 nounous vont en effet partir à la retraite d'ici à 2015.
"Au dela du recrutement de nouvelles assistantes maternelles, on a déjà un problème de renouvellement", observe de son côté Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des
Particuliers-Employeurs de France (Fepem). Elle pointe aussi des "difficultés structurelles", comme le manque d'assistantes maternelles dans certaines régions alors que, dans d'autres, certaines
ne trouvent pas d'enfants à garder.
Valoriser le métier
Du coup, la confédération syndicale des familles "s'interroge sur la faisabilité" de ces créations de places, même si, pour inciter davantage de femmes (le métier est à 99% féminin) à devenir
assistantes maternelles, le gouvernement a lancé un plan des métiers de la petite enfance, destiné notamment à valoriser cet emploi, qui souffre d'un déficit d'image et de rémunérations peu
attractives. Il propose ainsi une prime d'installation, des possibilités de formation, un salaire revu à la hausse dans certains cas.
Article Ouest France - 29 mars 2009 - Propos recueillis par Fabienne RICHARD
Ce week end a lieu à Dinan le congrès des assistantes maternelles sur le thème du langage et de la communication. Thérèse Coquio, nounou depuis 16 ans à St-Samson-sur-Rance, y participe.
Reportage
Musique douce, coin jouet : quand la petite Loïse arrive encore toute ensommeillée chez sa nounou, Thérèse Coquio a tout prévu pour assurer un réveil en douceur. La maison aux volets rouges à St
Samson sur Rance est un havre de paix pour les tout-petits. Educatrice spécialisée de formation, elle a commencé, il y a 16 ans, par accueillir le fils d'une collègue tout en s'occupant de son
garçon alors âgé de quelques mois.
Aujjourd'hui, elle s'occupe de Loïse, Gabrielle, 8 mois, et Jade qu'elle prend en charge à la sortie de l'école à 16h30. La journée s'articule autour des temps du repas, de la sieste, des jeux et
sorties menés au rythme des enfants. "Je profite de la sieste de Gabrielle le matin pour mener des activités dirigées avec Loïse : peinture, pâte à modeler, pâtisserie..."
explique Thérèse Coquio, à l'heure du thé, des petits sablés en forme de coeur, fabriqués la veille avec Jade, posés sur la table. "Quand Loïse se
réveillera, après les câlins, je lui proposerai des jeux tranquilles, c'est important aussi de la laisser parfois choisir ce qu'elle veut faire."
Un cahier de bord par enfant.
De son ancien travail d'éducatrice auprès d'handicapés, Thérèse a gardé le goût du travail en équipe. Elle fait partie de l'association des Réhopitchoun, qui organise à la crèche des Réhories un
atelier d'activités pour les tout-petits chaque semaine.
La relation avec les parents est capitale. Thérèse tient à jour un cahier de bord par enfant. Dessins, activités de l'enfant, montages photos colorent les pages. "C'est important surtout
quand l'enfant est encore trop petit pour raconter sa journée. Le cahier permet à l'enfant d'être inclus dans la conversation des parents." La nounou n'oublie pas d'aborder les épisodes
moins glorieux de la journée : colères, pleurs. "Il m'est arrivé de donner une ou deux fessées quand j'ai débuté, parce que je ne savais pas comment
faire. Plus maintenant. Si l'enfant fait une bêtise, je l'emmène dans une pièce calme, pour qu'il réfléchisse à ce qu'il a fait."
Ce week end, Thérèse est au congrès national des assistantes maternelles à Dinan pour y suivre une série de conférences et ateliers, sur le thème du langage et de la communication. La
communication comme prévention de la violence, le langage du corps ou encore les troubles du langage y sont abordés avec des pédopsychiatres, sociologues et orthophonistes. "J'ai toujours
à apprendre, ce genre de journée me fait avancer."
Article Ouest France - 31 mars 2009 - propos recueillis par Fabienne Richard
Trois questions posées à Nicole Denni-Krichel, Présidente de la Fédération nationale
des orthophonistes
Vos chiffres concernant le nombre d'enfants atteints par des troubles du langage sont
alarmants...
En effet. J'entends encore les cris des assistantes maternelles, en congrès le week end dernier à Dinan, quand elles ont vu ces statistiques : 10 % des enfants
présentent des troubles sérieux dans l'apprentissage du langage. 600 000 personnes en France sont atteintes de bégaiement. Seules 10 % d'entre elles sont soignées alors que trois sur quatre
pourraient l'être.
Comment repérer les troubles chez les tout-petits ?
Il existe des critères précis. Dès 6 mois, un bébé doit entrer dans un premier dialogue avec un adulte qui le sollicite : répétition
de syllabes (les ba-ba-ba), mimiques. A 12 mois, il formule ses premiers mots. A 3 ans, le langage est déjà en place :
l'enfant a un vocabulaire de plus de 300 mots, utilise le "je", pose des questions...
Face à un enfant qui parle peu, il ne faut pas se contenter de dire "ça va bien venir"". Chez les 20 % à 25 % d'enfants qui présentent de légers retards de langage, ceux-ci peuvent être rattrapés
par de simples conseils aux parents : poser des questions ouvertes à l'enfant, reformuler plutôt que corriger, être dans le langage plaisir. Pour les 10 % restants, il faut consulter un
orthophoniste.
La prévention des troubles du langage a-t-elle progressé ?
Il y a trente ans, je recevais des enfants de 10 ans qui ne parlaient pas bien. Aujourd'hui le repérage a lieu plus tôt, généralement avant la moyenne section de maternelle, parce que les
médecins ont été formés pour ça. Il s'agit aujourd'hui de former tous les professionnels de l'enfance et d'alerter les parents pour que le repérage des troubles ait lieu, comme dans les pays
anglo-saxons, au plus tard au CP.
Documentation sur www.orthophonistes.fr
Les rétropitchouns au Festival Premiers Emois
Des assistantes maternelles de l ‘espace jeux REHOPITCHOUNS (association ADFAAM 22) sont allées avec les enfants accueillis au festival premiers émois à Plumaudan.
Christine MASSART Présidente de l’ADFAAM 22 précise :
Toutes les collègues n‘ont pu venir faute de place. Nous participons à ce festival depuis des années et souhaitons qu’il soit reconduit en 2008. Ces spectacles adaptés aux touts-petits sont des moments magiques et inoubliables !
« Mains dans la farine » de la compagnie LAENA . Avec de minuscules découvertes et expériences les touts petits ont appris la fabrication du pain.
Marie-Suzanne Berdux est psychologue au Pavillon de la femme et de l'enfant : « La sage-femme aide la maman à mettre l'enfant au monde. Je suis un peu la sage-femme des parents car une naissance est un moment privilégié pour accoucher de soi-même. »
Marie-Suzanne Berdux, vous êtes psychologue au Pavillon de la femme et de l'enfant du centre hospitalier de Saint-Brieuc. Dans quelles situations êtes-vous amenée à apporter votre contribution ?
J'accompagne les personnes qui rencontrent des difficultés au moment de la grossesse, qui s'interrogent, vivent des moments difficiles... C'est naturel de se poser des questions au moment d'une naissance. Ce n'est pas uniquement synonyme de bonheur. Quand on devient parent, on requestionne l'enfant que l'on a été. Je suis un maillon dans l'équipe qui entoure les parents à l'hôpital. Mon travail, c'est de m'occuper de l'enfant blessé dans chaque parent. La psychologie peut nous aider à savoir comment on fonctionne. La sage-femme aide la maman à mettre l'enfant au monde. Je suis un peu la sage-femme des parents car une naissance est un moment privilégié pour accoucher de soi-même, alléger son passé, ce que j'appelle alléger sa valise.
Dans la transmission entre générations, chacun doit porter cette valise, cette sorte d'héritage qui naît avec nous ?
Notre héritage, ce peut être un secret de famille ou tout simplement un nom ou un prénom. Dans le choix d'un prénom par exemple, il y a des projections, des rêves mais aussi un choix de l'inconscient qui s'impose à l'enfant. Quand on a peur que l'enfant ne vient pas, on retrouve inconsciemment des Sylvie (s'il vit...) ou Sylvain (s'il vint). Il y a le prénom qui renvoie à un aïeul décédé. René (renaît) arrive aussi dans des familles qui ont connu un deuil. Si c'était conscient, on ne mettrait pas ce prénom. Quant aux noms, ils peuvent être difficiles à porter comme pour les enfants des personnes célèbres. Un nom comme Seznec, ce peut être terrible à porter pour les générations à venir quand un grand-père n'a pas été réhabilité. Denis Seznec fait un travail pour vider la valise de la famille. En tant que parents, ce que l'on peut faire c'est penser à nos enfants en leur léguant la valise la moins lourde possible.
Il faut alléger la valise des secrets de famille...
Avec une valise très lourde, c'est comme pour un voyageur, on n'avance pas dans la vie, on ne peut plus rien mettre dedans. On essaye donc ensemble de l'ouvrir et de faire un tri. Les secrets de famille, on met beaucoup d'énergie à les masquer. Des mensonges entraînent d'autres mensonges. Pour les parents, le meilleur travail à faire c'est d'être un filtre. Alléger sa valise, c'est en offrir une plus légère à son enfant. Avec un sac à dos, si je peux prendre cette image, il sera plus à l'aise dans sa vie, il aura les mains libres.
Conférence ce jeudi à 20 h 30, salle n° 1 du centre Savidan, organisée par l'association départementale des familles d'accueil et assistantes maternelles de Côtes-d'Armor. Entrée gratuite pour les adhérents, 1 € pour les autres.
Ouest-France du 14 juin 207
Une cinquantaine de représentantes d'associations d'assistantes maternelles et familales du Grand Ouest se sont réunies, samedi, à Dinan.
Crèches, condition de garde, horaires atypiques, salaires, agréments. Voilà des sujets sur lesquels ont échangé, hier, à Dinan, une cinquantaine de représentantes (il n'y avait qu'un seul homme) d'association d'assistantes familiales et maternelles du Grand Ouest. Elles ont mis en commun leurs pratiques et analysé les points positifs et négatifs mis en place dans leurs départements. « Nous avons expliqué à nos collègues des Pays-de-la-Loire ou de Basse-Normandie que, dans les Côtes-d'Armor, nous disposons du réseau Mamhique 22 (Modes d'accueil mutualisés en horaires atypiques) qui permet aux parents qui travaillent à des heures décalées d'avoir accès à des services de garde », explique Christine Massart, présidente de l'Association départementale des familles d'accueil et assistantes maternelles des Côtes-d'Armor (ADFAAM 22). Cela permet de faire garder ses enfants, très tôt le matin, tard le soir et même la nuit. Les gens qui travaillent dans le milieu hospitalier, chez les pompiers ou les gendarmes peuvent avoir des aides. C'est la première fois que nous nous réunissons de la sorte. Les collègues vont pouvoir retourner devant leurs conseils généraux, qui ont en charge notre secteur, avec de nouvelles idées. Cela tombe bien. Nous sommes en pleine négociation avec les conseils généraux. »
Ouest-France
Quatre-vingt-dix personnes ont participé à la réunion d'information proposée vendredi soir salle de la Source par l'ADFAAM 22 pour les assistants maternels et familiaux du secteur. Françoise Le Renard a animé un groupe de 12 assistants familiaux, autour des dernières négociations avec le Conseil Général, concernant plus particulièrement les congés payés. Une réunion est organisée le 6 mars à la salle des fêtes de Bobital.
Par ailleurs, la présidente Christine Massart a présenté aux assistantes maternelles les derniers décrets sur l'agrément et la formation. D'autres sujets, tels que les cotisations sociales et les impôts, ont été abordés. La première rencontre régionale des associations de familles d'accueils et assistants maternels aura lieu à Dinan le 31 mars.
Contact : Nicole Horvat au O2 96 85 13 27 ou Maryvonne Morice au 02 96 39 94 91
Les assistantes maternelles et assistants familiaux du secteur se réunissent régulièrement. Vendredi soir ils étaient 90 salle de La Source.